Maillots du Mondial 2010

Les Pays-Bas nostalgiques du orange.

Les deux jeux de maillots des Pays-Bas (domicile et extérieur) symbolisent l’ambiguité des Néerlandais vis-à-vis de leur couleurs nationales traditionnelles.
La tunique orange traditionnelle, celle qui a fait la renommée du pays et lui a offert de nombreux surnoms (les Oranje ou l’Orange mécanique dans les années 70), tire sa couleur du premier drapeau néerlandais.

Maillot coupe du monde 2010

Le Prinsenvlag ou drapeau du prince, né de la révolte des 16e et 17e siècles contre la domination espagnole, reprenait les trois couleurs héraldiques de Guillaume Ier d’Orange-Nassau, à savoir le orange, le blanc et le bleu.
Au 18e siècle, le rouge remplacera progressivement le orange dans ce triptyque, avant d’être définitivement adopté dans les années 1930.


La Suisse débat sur la croix.

Quelques mois avant le début de la Coupe du monde 2006, une polémique bien futile avait agité nos voisins helvètes. Pour les patriotes les plus militants, la croix suisse brodée sur la tunique rouge occupait une place jugée trop dérisoire par rapport à sa symbolique.

Maillot coupe du monde 2010

“Une goutte de sueur“, voilà comment les conservateurs définissaient la croix blanche, l’opposant au fier coq gaulois qui s’affichaient sur le maillot des Bleus.
Sûrement pour éviter toute polémique inutile, Puma, qui équipe la Nati depuis 1998, a cette fois donner une large place à la croix helvétique, sur le maillot mais aussi sur le short des joueurs…


Allemagne : le rouge et le noir.

Pourquoi l’Allemagne, dont le drapeau national est noir, rouge et jaune, joue-t-elle en noir et blanc ? Traditionnellement, la Mannschaft porte les deux couleurs du drapeau de la Prusse, voilà pourquoi.
Néanmoins, le rouge tend à s’imposer comme une teinte incontournable depuis quelques années. Le responsable de cette évolution n’est autre que Jürgen Klinsmann, sélectionneur de l’Allemagne de 2004 à 2006.

Maillot coupe du monde 2010

Dès sa prise de fonction, le technicien avait imposé le rouge aux dépens du noir, arguant que les équipes en rouge remportaient statistiquement plus de matchs ! Autre argument, selon lui : le rouge intimiderait davantage les adversaires